La dépendance affective : comment en sortir pour retrouver sa liberté ?

Par : Inès Avot

Psychothérapeute

La dependance affective comment en sortir pour retrouver sa liberté

Sommaire

Temps de lecture : 3 minutes

La dépendance affective peut être comparée à une prison qui empêche de vivre librement.

Présente dans les sphères familiales, amicales, amoureuses et professionnelles, elle gouverne les pensées, les émotions, les actions et entraîne beaucoup de situations insatisfaisantes ainsi que des relations dysharmonieuses et conflictuelles.

Elle fragilise l’équilibre et peut mener à la dépression, au burn-out, à de grandes souffrances, à une impossibilité de vivre une vie en accord avec soi.


Comment s’installe-t-elle ?

Les êtres humains naissent totalement dépendants des adultes, en général les parents.

Chaque humain est différent. Selon le système au sein duquel il naît, il est plus ou moins entravé dans sa véritable nature.

Depuis la famille aimante et (bien sûr) imparfaite où l’enfant se sent libre de devenir qui il est,

à la famille plus ou moins dysfonctionnelle (il y a des degrés) où l’enfant développe des stratégies pour éviter de souffrir trop,

en passant par la famille maltraitante (violences physiques, psychologiques, sexuelles) où l’enfant devient l’ombre de lui-même,

il y a toute la place pour que l’enfant devienne un adulte dépendant affectif, de façon plus ou moins marquée, et qu’il souffre beaucoup.


Les conséquences

  • Le manque d’estime de soi.
  • Le manque de confiance en soi et en les autres.
  • Le manque d’affirmation de soi.
  • Le manque d’autonomie.
  • L’impression de survivre, plus que de vivre vraiment sa propre vie.
  • L’agressivité.
  • L’évitement.
  • L’effacement.
  • La timidité.
  • La tristesse.
  • La dépression.
  • La méconnaissance de soi.
  • Le manque de projets.
  • L’impulsivité.
  • La sensibilité à fleur de peau.
  • La difficulté à tisser des liens harmonieux.
  • Les relations conflictuelles.
  • L’impossibilité de construire une vie amoureuse.
  • La soumission.
  • La haine de soi.
  • La parole ficelée.
  • Le masochisme…
  • Les somatisations.
  • Le refoulement des émotions.
  • Le faux-self.
  • La peur de tout.
  • L’envie de mourir.
  • La répétition de schémas qui alimentent la mauvaise estime de soi.

La résilience

La résilience est un chemin de réconciliation avec soi-même, la récupération des parties de soi qui ont été perdues là où elles ne pouvaient pas s’exprimer.

Ce qui est positif, c’est que la personne qui est dans la dépendance affective sait que quelque chose ne va pas dans sa vie, et c’est ce qui peut la pousser à chercher de l’aide pour aller mieux.

La résilience, c’est commencer ou recommencer à OSER :

  • Oser dire ses besoins.
  • Oser s’affirmer.
  • Oser dire oui.
  • Oser dire non.
  • Oser se faire à nouveau plaisir.
  • Oser s’amuser.
  • Oser s’habiller selon son envie.
  • Oser marcher la tête haute.
  • Oser concrétiser ses projets personnels et professionnels.
  • Oser être fier(ère).
  • Retrouver le goût de vivre.
  • Réaliser ses ambitions.
  • Être authentique.
  • S’entourer de personnes bienveillantes et bien traitantes.
  • Penser par soi-même.
  • Oser exprimer ses points de vue.
  • Se mettre en lumière.
  • Construire une relation amoureuse avec un(e) partenaire engagé(e).
  • Devenir heureux…

La Gestalt-thérapie, une thérapie adaptée

La Gestalt-thérapie est la thérapie du lien, par excellence. Et c’est bien la façon dont l’enfant a appris à être en lien qui est à réparer.

Elle est une thérapie holistique, considérant l’être humain dans sa globalité, sur le plan physique, mental, émotionnel, intellectuel et spirituel.

En tant que gestalt-praticienne, j’accueille avant tout la souffrance avec respect et empathie.

Je suis attentive à toutes ces dimensions, de par une écoute phénoménologique : totalement présente à ce qui se dit, à ce qui se passe dans le temps de la séance, au vécu de ce qui est relaté, sans aucun jugement.

Je suis ainsi centrée sur le processus, sur le comment se dit le vécu, dans une relation thérapeutique de confiance, ce qui permet ainsi à l’accompagné(e) de prendre conscience de sa manière d’être, de ses « impasses » de contact et de sa contribution à les reproduire.

Parfois, je laisse s’exprimer sans intervenir. Parfois, j’interviens, ce qui permet d’entraîner une prise de conscience importante et de libérer de l’énergie bloquée.

Chaque libération sur le chemin de la résilience rapproche l’accompagné(e) de sa véritable nature, et sa vie s’améliore au fur et à mesure des séances.

La durée de l’accompagnement est variable, depuis une seule séance à quelques séances, ou vers une thérapie dans la durée à un rythme décidé ensemble.


À propos de moi

À la base, je suis dépendante affective, et je gagne chaque jour du terrain sur le chemin de la résilience.

Je vous devance, ce qui me permet de vous apporter mon expertise dans ce domaine.

Formée à l’École Parisienne de Gestalt, enrichie par d’autres formations, pratique de la méditation et recherches personnelles, j’exerce depuis 27 ans en tant que gestalt-praticienne.

Ma passion est de vous accompagner vers la liberté et la joie de vivre.

Il n’y a pas d’âge pour devenir qui l’on est et choisir d’être heureux.

Code de déontologique

I. Obligations générales

I/1- Formation professionnelle

Le gestalt-praticien a une formation professionnelle approfondie théorique et pratique
apte à créer une compétence de praticien.

I/2 – Processus thérapeutique personnel

Il est passé lui-même par un processus psychothérapeutique approfondi. Cette
démarche personnelle est distincte de sa formation, bien qu’elle y participe
fondamentalement.

I/3 – Formation continue

Sa formation et son développement personnel doivent faire l’objet d’une constante
régénération tout au long de sa carrière.
I/4 – Contrôle et supervision

Le gestalt-praticien se maintient dans un système de supervision.

I/5 – Indépendance professionnelle

Le gestalt-praticien ne doit pas accepter des conditions de travail qui porteraient
atteinte à son indépendance professionnelle et, notamment, qui l’empêcherait
d’appliquer les principes déontologiques énoncés ici.

I/6 – Attitude de réserve

Le gestalt-praticien, conscient de son pouvoir, s’engage à une attitude de réserve. Il
prend garde aux conséquences directes ou indirectes de ses interventions et, entre
autres, à l’utilisation qui pourrait en être faite par des tiers.

II. Devoirs du gestalt-praticien vis à vis de ses clients

II/1 – Qualité des soins

Dès lors qu’il s’est engagé dans un contrat de travail avec une personne, le gestalt
praticien s’engage à lui donner personnellement les meilleurs soins.

II/2 – Appel à un tiers

A cet effet, et s’il l’estime utile, il fait appel à la collaboration de tiers.

II/3 – Devoir de réserve

Conscient de la relation très spécifique qui le lie à ses clients, le gestalt-praticien
observe une attitude de réserve en toutes circonstances.

II/4 – Abstinence sexuelle

Le gestalt-praticien s’abstient de toute relation sexuelle avec ses patients.

II/5 – Respect de l’individu

Le gestalt-praticien respect l’intégrité et les valeurs propres du client dans le cadre
du processus de changement.

II/6 – Responsabilité du patient

Le gestalt-praticien se doit d’attirer l’attention du client sur sa responsabilité propre et
sur la nécessité d’une coopération active et permanente de ce dernier.

II/7 – Sécurité physique

Dans le cadre de sa pratique, le gestalt-praticien instaure une règle de non-violence
sur les personnes et les biens.

II/8 – Honoraires

Chaque gestalt-praticien fixe lui même ses honoraires en conscience.

II/9 – Secret professionnel

Le gestalt-praticien est soumis aux règles usuelles du secret professionnel qui
s’étend à tout ce qu’il a vu, entendu ou compris au cours de sa pratique.

II/10 – Garantie de l’anonymat

Le gestalt-praticien prend toutes les précautions nécessaires pour réserver
l’anonymat des personnes qui le consultent ou l’on consulté.

II/11 – Groupe : anonymat et discrétion

En séance collective, le gestalt-praticien prescrit aux membres du groupe une
obligation de secret quant à l’identité des participants et de discrétion sur le
déroulement des séances.

II/12 – Protection des participants

En séance de groupe, le gestalt-praticien interdit le passage à l’acte sexuel entre les
participants et tout acte physique dommageable aux personnes et aux biens.

II/13 – Liberté d’engagement du gestalt-praticien

Le gestalt-praticien n’est jamais tenu de s’engager dans un processus de gestalt
analyse.

II/14 – Continuité

Le gestalt-praticien se doit d’assurer la continuité de l’engagement gestalt-analytique
ou d’en faciliter les moyens.

II/15 – Choix du gestalt-praticien

Le gestalt-praticien respecte et facilite le libre choix de son praticien par le client.

II/16 – Changement de gestalt-praticien

Le gestalt-praticien est conscient des liens spécifiques mis en place par un travail
précédemment engagée avec un confrère. Dans le cadre d’une consultation en vue
de changer de praticien, il facilitera l’analyse de la difficulté qui a surgi.